Frères et sœurs ennemis

Frères et sœurs ennemis

Chamailleries, provocations… fratrie rime quelquefois avec jalousie. Sentiment vieux comme le monde, la rivalité entre frères et sœurs stresse les parents. Comment atténuer les conflits ?

À qui la faute ?

Dans une fratrie, une partie des rivalités se construisent par rapport aux parents (il faut apprendre à partager leur attention) et d’autres ne concernent que les enfants (il faut accepter les différences). Cette peur de perdre l’amour d’un parent peut être entretenue par des paroles a priori anodines, des comparaisons ou des clichés (" Elle est belle comme sa maman ! ", " C’est le clown de la famille ! ") qui ne font que stimuler les conflits. Vouloir les aimer " pareil " ou offrir systématiquement les mêmes choses, sous prétexte de justice, accentue également les rancœurs.

Comment réagir ?

En cas de bagarre, séparez-les sans prendre parti puis écoutez-les à tour de rôle sans juger ni commenter. Évitez la question : " Qui a commencé ? " Sans minimiser le conflit, laissez-les apprendre à négocier et à gérer seuls leurs problèmes. D’une part, dotez chacun d’un espace privé (chambre ou coin lit) et mettez à leur disposition du matériel pour exprimer leurs rivalités (marionnettes, pâte à modeler, peinture…). D’autre part, encouragez leurs petits secrets ou les moments à eux. Enfin, chaque enfant aime se sentir unique. La bonne idée ? Réservez à chacun du temps de qualité et des moments privilégiés en fonction de ses goûts : parc avec le bébé mais piscine avec la plus grande. Constructif - même s’il est parfois éreintant ! -, le conflit apprend à communiquer et à mieux se connaître. Mais quel que soit votre savoir-faire, certains resteront rivaux et d’autres deviendront complices.

Sources

" Frères et sœurs complices et rivaux ", Régine Scelles, Éditions Fleurus, 2003.
" Relations frères-sœurs, du conflit à la rencontre ", Catherine Dumonteil-Kremer, Éditions Jouvence, 2006.

Auteur(s) :Anne-Sophie Prévost Mise à jour le Mardi 21 février 2017