Bien s'équiper

Bien s'équiper

Pour nager, seul un maillot de bain est indispensable. Pour autant, certains accessoires s’avèrent intéressants pour progresser et éviter les problèmes.

1.    Les lunettes de natation 

L'eau de piscine et l'eau de mer irritent la cornée et peuvent provoquer de la conjonctive. Sans lunettes, le confort de nage est médiocre et l'on ferme les yeux, ce qui nuit à l'efficacité du geste.

Gare aux collisions en piscine qui peuvent survenir :

  • entre un plongeur et un nageur (crawl et brasse) qui ne voit pas celui qui saute
  • entre les dossistes (dos crawlé) et les autres, qui vont se percuter au niveau de la tête (ça m'est déjà arrivé, et c'est d'autant plus douloureux que les deux nagent vite !


Quelques conseils dans le choix des lunettes

Pour choisir des lunettes de natation, plusieurs critères doivent être pris en compte : forme des lunettes, taille, type de joint, ou encore couleur des verres.
•    Barrette nasale réglable. Choisissez une paire de lunettes pourvue d’une barrette nasale facilement réglable. C’est souvent par le coin de l’œil que l’eau pénètre dans les lunettes.
•    Etanchéité des lunettes. Testez l’étanchéité de vos lunettes : mettez-les en position, sans passer l’élastique derrière la tête, puis appuyez sur les verres pour assurer l’étanchéité par l’effet ventouse : bien étanches, les lunettes tiennent en place sans élastique.
•    Couleur des verres. La couleur des verres n’est pas qu’une simple préoccupation esthétique. Choisissez la couleur en fonction de la luminosité de la piscine. Si vous nagez en extérieur ou si la piscine est très éclairée, préférez des verres plus foncés pour ne pas être ébloui par les reflets en nageant.
•    Verres correcteurs. Il existe des lunettes avec des verres correcteurs qui évitent de porter ses lentilles sous les lunettes de natation, au risque de les perdre à la moindre entrée d'eau. Elles sont idéales pour les nageurs souffrant de myopie ou hypermétropie. Demandez conseil à votre ophtalmologue ou à un opticien pour choisir des verres adaptés.

Enfin, après chaque séance, rincez vos lunettes pour éviter que les coussinets d'étanchéité ne s'abîment.


2. Le bonnet

Le bonnet est exigé dans de nombreux établissements pour des raisons d’hygiène. Un bon bonnet en silicone permet d’améliorer la glisse en cas de cheveux longs. Surtout, il va protéger les cheveux, exposés au chlore de l’eau du bassin. 


3. Obturateurs d’oreilles et pince-nez

N'hésitez pas non plus à vous munir d'obturateurs auriculaires si vous êtes fragile des oreilles ou sujet aux otites ou de pince-nez si vous devez pratiquer la brasse, la natation synchronisée ou faire des virages afin que l’eau ne pénètre pas dans vos narines.


4. Serviette de bain, savon et shampoing

La serviette de bain doit être changée après chaque séance. Le lavage à haute température est recommandé afin d’éliminer les virus (risque de verrues) et autres champignons. Lavez-vous au savon et faites un shampoing si vous avez plongé la tête sous l’eau


5. Accessoires de flottaison

Les accessoires de flottaison, permettent d’améliorer la flottaison, autrement dit de remonter le bassin au plus près de la surface de l’eau, pour améliorer la glisse (pull boy) ou travailler les jambes (planche). Ils permettent également de travailler les gestes techniques dans de meilleures conditions et surtout avec moins de fatigue. On dispose aussi de « paddles » ou plaquettes, sortes de palmes de main en plastique qui vont permettre d’accroître la puissance de nage. Attention au geste technique mal maîtrisé qui risque d’entraîner des tendinites de l’épaule. Demandez l’avis d’un maître nageur avant d’utiliser ces accessoires.


6. Sandalettes et chaussons de natation

Les vestiaires, douches et bords des bassins sont des nids à bactéries, virus et autres champignons. D’où l’intérêt du port de sandalettes ou de chaussons de natation. N’oubliez pas non plus de bien vous sécher entre les orteils afin d’éviter la macération.


7. MP3 étanches contre l’ennui

Enfin, dernier accessoire utile et peu coûteux chez ceux qui alignent les longueurs, l’usage d’un MP3 étanche qui va permettre d’éviter la monotonie d’enchaînement des longueurs voire d’augmenter votre motivation à l’effort.


8. La combinaison

Si la combinaison de nage en lac, rivière ou mer (nage en eau vive, triathlon…), est essentiellement destinée à supporter la température froide de l’eau, en piscine en revanche, la combinaison est utilisée pour favoriser la glisse et donc les performances. 

Quelques conseils dans le choix de la combinaison :
•    Ne vous fiez pas uniquement aux guides de tailles pour choisir le modèle de votre combinaison. Il reste essentiel de l’essayer avant de l’acheter, en étant attentif aux critères suivants :
•    Choisissez votre combinaison en fonction de votre objectif ou de l’usage de la combinaison : plutôt fine pour la piscine, plutôt épaisse pour la nage en eau vive. Les manches bien couvrantes s’avèrent indispensables pour la nage en eau froide.
•    La combinaison doit coller à votre peau, sans être trop oppressante. Plus elle épousera votre corps, moins il y aura d’espaces qui pourront se remplir d’eau, entraînant une baisse des performances.
    Assurez-vous d’enfiler correctement la combinaison, en remontant suffisamment les jambes ainsi que les manches, et en la plaquant correctement le long du corps. N’hésitez pas à la talquer pour favoriser son enfilage. Effectuez plusieurs mouvements de bras une fois la combinaison enfilée et correctement fermée et assurez-vous que votre liberté de mouvement est la moins entravée possible. En cas de nage en eau salée, enduisez le col de vaseline afin de diminuer les phénomènes d’irritation au niveau du cou à chaque rotation de la tête.

Enfin, pour entretenir votre combinaison, rincez -la à l’eau claire après utilisation et ne la pliez qu’une fois parfaitement sèche. Ne la laissez pas suspendue trop longtemps sur un cintre, elle finira par se détendre !

Sources

- Dr Daniel Gloaguen, médecin du sport
- « Le grand livre des performances sportives », Dr Jean-Loup Dervaux, Editions de Vecchi, 2000
- « Le guide Sport et santé », Vidal éditeurs, 2005
- « L’échauffement du sportif », Collectif de médecins, Amphora, 2004
- « Triathlon, s’initier et progresser», docteur Stéphane Cascua, Amphora, 2003

Auteur(s): Daniel GLOAGUEN, médecin et journaliste - Mise à jour mardi 04 juillet 2017