Les nuisances sonores

Les nuisances sonores

Les nuisances sonores «Bruit» est un mot plutôt subjectif puisqu’il désigne un son gênant ou nocif.

Les bruits gênants ont en général un niveau faible ou modéré, entre 30 et 70 décibels, 90 dB étant le seuil de danger. Ils sont ainsi qualifiés parce qu’ils sont inopportuns ou lassants, comme une sonnerie de téléphone lorsqu’on travaille dans le bureau voisin ou de gouttes d’eau s’échappant d’un robinet qui fuit. De tels bruits n’altèrent en rien l’audition mais peuvent engendrer de l’anxiété, de l’irritabilité voire une dépression. Mais un bruit gênant ou nocif peut aussi être qualifié de nuisance sonore. Ainsi, l’article R. 1334-31 précise : « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé [...]. » Un bruit relève de cette définition lorsqu’il est supérieur au bruit de fond de 5 dBle jour et de 3 dB la nuit. Une mesure qui se fait bien souvent à l’oreille, surtout lorsqu’il s’agit d’une atteinte à la tranquillité du voisinage.


Réduire le bruit et/ou diminuer son exposition au bruit

Il s’agit du moyen de prévention le plus simple et le plus efficace

  • contrôler et baisser si nécessaire le niveau sonore de la télévision, de la chaine Hi-Fi et surtout du baladeur ;
  • s’éloigner de la source du bruit (exemple : les enceintes acoustiques lors d’un concert) ;
  • éviter les établissements qui fondent leur réputation sur un niveau sonore élevé ;
  • réduire le temps d’exposition au bruit. Les durées hebdomadaires ne doivent pas dépasser 20h à 93 dB(A) (baladeur, autoradio) ou 4h à 100 dB(A) (bars musicaux, baladeur à puissance maximal) ou encore 2h à 103 dB(A) (discothèque) ;
  • réduire au maximum le volume sonore des jeux pour enfants qui ont tendance à approcher les objets près du visage.
     

Se protéger lors d’expositions à des niveaux sonores élevés

Il n’est pas toujours possible de contrôler la source sonore ou de limiter son exposition. Les situations auxquelles nos oreilles sont exposées à des niveaux sonores élevés sont fréquentes : travail sur des machines bruyantes, utilisation d’une tondeuse à gazon, sortie en discothèque, à un concert, au karting, etc. Dans ces conditions, il est nécessaire de se protéger ou de limiter le volume sonore lorsqu’on le peut (par exemple, éviter d’écouter de la musique au moyen d’un MP3 à plein volume - 100 dB-).

Il existe différents moyens de protection :

  • les bouchons d’oreilles : discrets et efficaces, ils limitent les risques de traumatisme et diminuent l’intensité de 20 à 30 dB(A). Au-delà de 100 dB(A), il est nécessaire d’utiliser des bouchons plus adaptés et performants comme les bouchons moulés avec ou sans filtre, réalisés par un audioprothésiste ;
  • les casques : ils restent particulièrement utilisés dans des environnements professionnels bruyants ;
  • faire des pauses régulières et limiter l’écoute à une heure par jour à volume moyen (les oreilles souffrent dès 85 dB). Lors d’un concert ou d’une sortie en discothèque, sortir 30minutes toutes les 2 heures ou porter des bouchons d’oreilles.
     

Pour être efficace, la protection auditive doit être mise avant l’exposition au bruit et ne pas être enlevée pendant toute la durée d’exposition, même sur un temps très court. En cas de sifflement dans les oreilles ou d’impression de douleur qui dure plus de 24h, il est préférable de consulter un service d’urgence ORL.

 

Sources

- Une audition à protéger et à conserver, guide d’information et de prévention de l’association JNA (Association pour l’information et la prévention dans le domaine de l’audition)
- Nos oreilles on y tient, guide d’information et de prévention de l’association JNA (Association pour l’information et la prévention dans le domaine de l’audition).

 

Auteur(s): Clément GILBERT, journaliste - Mise à jour mercredi 20 juin 2018