Mieux connaître son dos

La colonne vertébrale est composée d’un empilement de pièces osseuses : les vertèbres. De dos, ces vertèbres sont alignées. De profil, il existe des courbures : le dos est creusé au niveau du rachis lombaire et cervical.

Quelle que soit notre activité, l’objectif est de conserver au maximum les courbures dans ces positions naturelles. On parle alors de « dos droit », ce qui ne signifie pas forcément « dos vertical ».

Quelques mots sur le dos

Par ailleurs, la colonne vertébrale présente entre chaque vertèbre un disque composé de 2 parties :

  • un noyau au centre, que l’on compare à une bille ;
  • une succession de couches fibreuses, qui entourent cette bille et qui la maintiennent.

Lorsque je me penche en avant (flexion), en arrière (extension) ou latéralement (inclinaison), le noyau se déplace et étire les fibres situées du côté opposé au mouvement. Si ces positions se renouvellent trop souvent, je fissure tout doucement ces fibres. Elles n’assurent plus leur rôle de maintien.
Le noyau peut alors progresser à travers ces fissures et irriter les racines nerveuses issues de la moelle épinière et les nerfs correspondants, et provoquer ainsi des douleurs (hernie discale).

Lorsque je tourne mon buste (mouvement de torsion), une partie seulement de ces fibres résiste à la pression exercée par la bille. De plus, le disque intervertébral s’aplatit et diminue sa capacité à absorber les pressions et les chocs. Une répétition importante de torsion risque de léser peu à peu ce disque augmentant la possibilité de « déchirure ».


Les causes possibles du mal de dos

On cite volontiers, parmi les causes possibles du mal de dos, le faux mouvement, un effort trop poussé ou une position inconfortable prolongée.

Il existe pourtant d’autres facteurs susceptibles de favoriser l’apparition du mal de dos :

  • l’excès de poids : les kilos en trop pèsent sur chaque vertèbre et disque intervertébral, ce qui a pour conséquence de rendre le dos de plus en plus vulnérable ;

  • le stress : derrière un proverbe se cache souvent beaucoup de bon sens. Si on en a « plein le dos » dans tous les sens du terme, c’est certainement parce que l’anxiété et le surmenage augmentent les contractions musculaires du corps, surtout dans la région lombaire et au niveau du cou ;

  • le tabac : encore une raison d’arrêter le tabac peu mise en avant. Et pourtant, le tabac diminue la circulation sanguine et la réhydratation des disques intervertébraux, soit des problèmes lombaires en perspective… ;

  • le manque d’activité physique : avec l’âge, les disques intervertébraux se déshydratent, perdent de leur élasticité et de leur résistance à la pression. Or la pratique régulière d’une activité physique permet de conserver des articulations souples et des muscles, notamment abdominaux et dorsaux, en bonne forme ;

  • la répétition de mauvais gestes : une mauvaise habitude peut accélérer l’usure des disques intervertébraux, des ligaments et des muscles….

Les facteurs à l’origine d’un mal de dos sont donc multiples et bien souvent liés : le manque d’activité physique peut expliquer l’excès de poids tandis que le tabac est souvent considéré, à tort, comme une réponse au stress.

 Sources

- Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES), guide, Mal de dos, prendre soin de son dos
- Assurance Maladie – Ameli sante
- Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), guides : Les lombalgies, les comprendre, les prévenir, Mal de dos, osez bouger pour vous soigner, Le dos, mode d’emploi

Auteur(s): Clément GILBERT, journaliste - Mise à jour vendredi 18 août 2017