Mesurer l'obésité

On connaît en général un, voire deux outils permettant de diagnostiquer l’obésité. Il en existe pourtant d’autres, chacun ayant sa propre utilité.

IMC ou indice de masse corporelle : c’est le plus connu et le plus utilisé. On peut le calculer en divisant le poids par la taille au carré, c’est-à-dire multipliée par elle-même. Un homme d’1,75 m pesant 95 kilos a donc un IMC de 31. On considère que le poids-santé correspond à un IMC de 18,5 à 25. Entre 25 et 29,9, on parle de surpoids. Au-dessus, c’est l’obésité. Et lorsque l’IMC dépasse 40, on qualifie celle-ci de morbide, c’est-à-dire que le taux de mortalité augmente significativement. Un outil simple donc, mais incomplet. Car l’IMC ne prend pas en compte la composition corporelle (masses graisseuse, musculaire, etc.) ni la répartition des graisses. Pour exemple, un sportif peut avoir un IMC supérieur à 30, en raison de sa masse musculaire, sans pour autant être obèse. C’est donc là qu’intervient la mesure du tour de taille.

Tour de taille : la graisse la plus dangereuse pour la santé est celle qui s’accumule autour de notre taille. La mesure du tour de taille permet donc de déterminer s’il y a risque ou non pour la santé. En Europe, la référence est de 80 cm pour les femmes et 94 cm pour les hommes (normes de la Fédération internationale du diabète). Au-delà, on parle d’obésité abdominale.

Rapport tour de taille/tour de hanches : cet outil qui consiste à diviser le tour de taille par le tour de hanches permet de savoir comment la graisse se répartit sur le corps. Ce rapport est considéré comme trop élevé lorsqu’il dépasse 1 pour les hommes et 0,85 pour les femmes. Ces trois outils s’avèrent donc simples à utiliser mais il en existe un autre, qui nécessite de passer par la case médecin : le bilan sanguin. Plus précis, celui-ci permettra de déceler un éventuel risque de diabète (glycémie élevée par exemple), de maladie cardio-vasculaire (taux de cholestérol HDL), etc.


 Sources

- Bilan et évaluation des programmes de prévention et de prise en charge (INSERM)
- Haute Autorité de Santé (HAS)
- Le Conseil Européen de l'Information sur l'Alimentation (EUFIC)

Auteur(s): Clément GILBERT, journaliste - Mise à jour lundi 16 septembre 2013