Autisme : les premiers signes et la prise en charge

Autisme : les premiers signes et la prise en charge

Il n'existe pas de traitement pour soigner l'autisme. On peut nanmoins aider la personne amliorer son autonomie et sa qualit de vie l'aide de prises en charge adaptes.

L’enfant autiste :

  • évite le regard,
  • ne sourit pas,
  • ne tend pas les bras quand on s’approche de lui,
  • est indifférent au monde qui l’entoure,
  • ne joue pas comme les autres (il ne fait pas semblant ou n’imite pas), etc.

Il ne communique pas non plus ou alors avec un langage inhabituel (tel que des répétitions de mots ou de phrases) et il a des activités et des mouvements répétitifs (balancements).

 

D’autres signes peuvent apparaître :

  • des peurs,
  • des troubles du sommeil ou de l’alimentation,
  • des crises de colère voire des comportements agressifs, envers les autres ou envers lui-même.

La sévérité et la forme de la maladie varient d’une personne à l’autre, souvent alourdies par d’autres handicaps (troubles mentaux, épilepsie…). Au moindre signe, il est important d’établir un diagnostic et une évaluation par un centre spécialisé pour une prise en charge adaptée.

 

Quelle prise en charge ?

Dès 18 mois (quand le cerveau est encore malléable), une prise en charge adaptée permettrait à l’enfant autiste d’apprendre à communiquer et à son handicap de diminuer. Mais une minorité d’entre eux sont correctement diagnostiqués et seulement 10 % bénéficient d’une prise en charge adaptée, en raison du manque de places en établissements spécialisés. La prise en charge combine en général plusieurs thérapies : psychologique, pédagogique, comportementaliste, médicamenteuse, etc.

Une fois adultes, les autistes restent dans leur famille ou sont placés dans un hôpital psychiatrique ou une institution pour handicapés, pas toujours adaptés à leurs troubles (car il devient parfois impossible pour les familles d’assumer leurs crises de violence ou de panique). 

En 2010, seules 75 000 personnes avec autisme et autres TED étaient diagnostiquées et prises en charge dans le secteur médico-social, et moins de 20% d’entre elles bénéficiaient d’un accompagement au sein d’une structure spécialisée.


Voilà pourquoi un 4e plan autisme a été lancé en 2017 par le gouvernement pour travailler cinq axes d’intervention :

  • l’inclusion scolaire des enfants et jeunes avec autisme
  • l’inclusion sociale
  • l’appui aux familles
  • la recherche, l’innovation et l’enseignement universitaire
  • la qualité des interventions, la formation des professionnels et l’accompagnement au changement.

Sources

  • Site www.handicap.gouv.fr
  • 1er Plan autisme 2005-2006, 2e Plan autisme 2008-2010, 3e Plan autisme 2013-2017, ministère de la Santé et des Solidarités, ministère de la Santé et des Solidarités
  • Installation du Comité de réflexion et de proposition sur l’autisme et les troubles envahissants du développement, Ministère de la Santé et des Solidarités, communiqué de presse du 11 avril 2007

Auteur(s): Anne-Sophie PREVOST, journaliste - Mise à jour lundi 19 fvrier 2018

Voir aussi

>Un site de référence sur l'autisme : www.inserm.fr

En savoir plus

> Sur le site essentiel-sante-magazine.fr : Quand l'autisme trouve sa place à l'école