Étiquettes, mode d’emploi

Étiquettes, mode d’emploi

Véritables cartes d’identité des aliments, les étiquettes méritent toute notre attention.

Quelles sont les mentions obligatoires ?

Outre la liste des ingrédients, tous les produits alimentaires doivent mentionner :

  • leur dénomination (nom, nature et traitement) ;
  • la date de péremption ;
  • le poids ;
  • la présence d’OGM ;
  • le lieu d’origine ou de provenance ;
  • le numéro de lot et le nom du fabricant (utiles en cas de réclamation) ;
  • les conditions particulières de conservation et d’utilisation ;

Depuis novembre 2011, une nouvelle directive européenne (règlement UE n° 1169/2011) concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires introduit de nouvelles exigences telles que l’obligation d’informer le consommateur sur les allergènes les plus courants sur les produits préemballés.

Depuis le 13 décembre 2016, il est également obligatoire de faire apparaître l'information nutritionnelle d'un produit. Elle porte sur les apports en énergie (kcal) et en nutriments de l'aliment.

Le producteur est libre d’ajouter des informations complémentaires à condition qu’elles n’induisent pas le consommateur en erreur.

Date limite de consommation (DLC) ou Date de durabilité minimale (DDM), quelle est la différence ?

La date limite de consommation (« À consommer jusqu’au… ») s’applique à tous les produits frais rapidement périssables : charcuteries, viandes, produits laitiers et œufs. Au-delà de cette DLC, les produits ne doivent pas être consommés (il y a un risque d’intoxication alimentaire), et encore moins vendus. La date limite de durabilité minimale (« À consommer de préférence avant… ») concerne les denrées se conservant plus longtemps : céréales, thé, épices… Au-delà de cette date, le produit n’est pas dangereux et peut être maintenu à la vente. Mais ses qualités (goût, texture, valeur nutritionnelle…) peuvent s’altérer.

Bon à savoir : seuls les produits secs peuvent être consommés jusqu’à cette date une fois l’emballage ouvert, les produits frais devant l’être rapidement après ouverture, quelle que soit leur DLC.

Qu’indique la marque de salubrité ?

La marque de salubrité informe :

  • sur le pays d’origine (« F » pour la France) ;
  • le département ;
  • la commune ;
  • l’établissement…

Obligatoire pour les produits d’origine animale (viandes, charcuteries, lait, œufs, poissons et crustacés), elle prouve un contrôle des services vétérinaires du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche.

À quoi servent les additifs ?

Colorants, édulcorants, conservateurs, émulsifiants, exhausteurs de goût, poudre à lever… les additifs sont des substances ajoutées en petites quantités pour préserver ou améliorer les caractéristiques du produit. Ils sont mentionnés en toutes lettres ou par la lettre « E » suivie de trois ou quatre chiffres. Cette classification indique que l’additif a passé des tests d’innocuité et que son utilisation est approuvée dans l’ensemble de l’Union européenne.

Quelle est la règle en matière d’allergènes ?

La loi impose de signaler dans la liste des ingrédients la présence des allergènes suivants :

  • gluten ;
  • crustacés ;
  • œufs ;
  • poissons ;
  • arachide ;
  • soja ;
  • lait (y compris le lactose) ;
  • fruits à coque (noisettes, noix…) ;
  • sésame ;
  • anhydre sulfureux et sulfites ;
  • céleri ;
  • moutarde.

Cette règle ne concerne que les ingrédients introduits volontairement par le fabricant. La présence fortuite d’allergènes est signalée en général par les mentions : « Peut contenir des traces de... » ou « Susceptible de contenir... ».

Et pour les OGM ?

L’étiquetage est obligatoire pour les produits dont la teneur en OGM est supérieure à 0,9 %. La mention « Génétiquement modifié » doit figurer dans la liste des ingrédients.

Que signifie AJR ?

Les Apports journaliers recommandés (AJR) apparaissent sur l’étiquetage nutritionnel de certains produits. Les besoins en nutriments et en vitamines varient d’une personne à l’autre selon le poids, l’âge, le sexe, l’activité physique…, des différences que ces recommandations ne prennent pas en compte. Cependant, un individu dont les apports quotidiens correspondent aux valeurs moyennes proposées a peu de risque de ne pas couvrir ses besoins nutritionnels. L’objectif est essentiellement de donner des repères.

Quelles sont les allégations autorisées ?

Depuis janvier 2008, sont réglementés trois types d’allégations : les allégations nutritionnelles, où les valeurs énergétiques ou les teneurs en nutriments sont signalées par des mentions de type « Source de », « Riche en », « À teneur réduite en »… ; les allégations de santé prouvées et compréhensibles par le consommateur, du type « Le calcium peut renforcer les os » ; les allégations relatives à la réduction d’un risque de maladie, comme « Les phytostérols peuvent réduire le taux de cholestérol sanguin ».

Les principales allégations nutritionnelles :

  • "Allégé en… ou à teneur réduite en…" : réduction ou allégement en énergie, ou pour un nutriment (sucres, matières grasses,..). Cet allégement toujours précisé, doit être significatif et pouvoir être justifié par rapport à des produits de la même catégorie. Attention aux produits allégés que l’on a tendance à consommer en quantité deux fois plus importantes sous prétexte qu’ils sont allégés…
  • "Source de…" : teneur significative pour ce nutriment.
  • "Riche en…" : si l’aliment contient 2 fois ou plus les valeurs définies pour «source de».
  • "Enrichi en vitamines et/ou minéraux" : adjonction.
  • "Enrichi en un nutriment autre que les vitamines et minéraux" : augmentation de la teneur d’au moins 30 % par rapport à un produit similaire ;
  • "À teneur garantie ou restituée ou restaurée en vitamines et/ou minéraux" : la teneur finale en ces nutriments est égale à celle qui se trouvait dans les matières premières avant la transformation, l’entreposage ou la manutention. Le principe est de compenser les pertes (exemple : jus de fruits) ;
  • "Sans sucres" : aliment dont le contenu en sucres est inférieur ou égal à 0,5 g pour 100 g ou 100 ml (exemple : chewing-gums) ;
  • "Sans sucres ajoutés" : produit sans ajout de sucres, ni de toute autre denrée alimentaire utilisée pour ses propriétés édulcorantes. Dans le cas ou un aliment contient naturellement des sucres, l’indication « contient des sucres naturellement présents » doit être apposée (exemple : compote) ;
  • "Light" : sans sucres, goût « sucré » apporté par des édulcorants.
     

 Sources

- Comment lire une étiquette, direction générale santé et protection des consommateurs, Commission européenne, février 2008.
- Cécile Rauzy, chef de projets qualité et nutrition à l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA).

Auteur(s): Anne-Sophie PREVOST et Céline SARLOT, journalistes - Mise à jour jeudi 01 mars 2018

En savoir plus

La vente au détail

Dans le cas des aliments vendus "en vrac" (fruits et légumes, produits de traiteur...), une affichette à proximité du produit doit mentionner :

> la dénomination de vente
la présence d'allergènes
l'état physique du produit ("décongelé")
le prix de vente (à la pièce ou au poids)