L’explosion des troubles musculo-squelettiques

Le terme « trouble musculo-squelettique » (TMS) englobe les nombreuses pathologies de l’appareil locomoteur, c’est-à-dire le squelette, les os, les articulations, les tendons, etc.

Ces affections sont connues depuis longtemps, on parlait déjà de la « crampe des écrivains » vers 1830, mais elles ne sont regroupées et réellement prises en compte que depuis une vingtaine d’années.

Si les TMS constituent aujourd’hui un enjeu primordial en matière de santé au travail, ils représentent en effet plus de 80% des maladies professionnelles, c’est en raison d’une meilleure connaissance du sujet et d’un recensement plus efficace des cas mais également à cause des modifications de nos conditions de travail. Ce dernier mot figure d’ailleurs dans d’autres appellations des TMS, notamment aux États-Unis. Selon un rapport de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), plusieurs phénomènes pourraient expliquer les TMS, notamment :

  • l’accroissement des contraintes de productivité,
  • l’augmentation du travail à la chaîne,
  • la pénibilité croissante des conditions de travail,
  • l’automatisation partielle des processus de fabrication qui entraîne des mouvements répétitifs ou peu naturels.

Et même si certains secteurs d’activité semblent plus touchés par les TMS, comme la grande distribution, le BTP ou l’agro-alimentaire, ces pathologies peuvent toucher n’importe quel salarié. C’est le cas du syndrome du canal carpien.

 

 

 Sources

- Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), Les troubles musculosquelettiques du membre supérieur, guide pour les préventeurs
- Institut Mutualiste Montsouris, Fiche info patients
- Assurance Maladie, Ameli santé

Auteur(s): Clément GILBERT, journaliste - Mise à jour mardi 18 juillet 2017