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Les infections à papillomavirus

Elles sont très courantes avec 10% à 30% de personnes atteintes, en majorité des jeunes femmes.

On estime en effet qu’une femme sexuellement active sur deux y a été exposée au cours de sa vie et que le risque d’être contaminée est de 60% dans les 5 ans suivant la première relation sexuelle. Contrairement à la majorité des MST, l’infection à papillomavirus est le plus souvent éliminée par l’organisme dans les 6 à 13 mois après la contamination.

Cependant, il existe une centaine de papillomavirus différents et certains d’entre eux, principalement le type 16 et le type 18, sont impliqués dans 99,8% des cancers du col de l’utérus. D’où la nécessité de procéder régulièrement à un examen gynécologique, le frottis restant à l’heure actuelle le meilleur moyen de détecter le papillomavirus. Depuis peu, il existe également un test complémentaire permettant de réduire la marge d’erreur du frottis estimée à 15%. Mais il n’est encore pratiqué que dans quelques centres, principalement des hôpitaux universitaires. En matière de prévention, le préservatif reste la solution la plus efficace.

Sources

- Brochure 100 questions sur le VIH/Sida de Sida Info Service, Direction générale de la santé et l’Association de Recherche, de Communication et d'action pour l'Accès aux Traitements (ARCAT)
- Rapport sur l’épidémie mondiale de Sida de l’ONUSIDA, programme commun des nations unies sur le vih/sida
- Le petit livre rose pour vivre sa sexualité en se protégeant des MST de Plate-Forme Prévention Sida (Ministère de la santé de la communauté française, Belgique)
- Sida Info Service
- ONUSIDA, programme commun des nations unies sur le vih/sida


 

Auteur(s): Clément GILBERT, journaliste