Kaliémie

La kaliémie désigne la concentration en potassium contenu dans le sang. Le potassium représente le principal minéral du milieu intra-cellulaire. Ses anomalies sont fréquemment à l’origine de troubles cardio-vasculaires, visibles sur l’électrocardiogramme à partir de 6,5 mEq/l.

Valeurs normales

Entre 3,5 et 5,5 mEq/l. Le cœur peut s’arrêter au-delà de 8 mEq/l.

Signification d’une augmentation (ou hyperkaliémie)

On observe une hausse en potassium en cas d’un trop grand apport de potassium ou d’insuffisance surrénalienne. Une hyperkaliémie se rencontre lors

  • d’une hémolyse (destruction des globules rouges),
  • d’une chimiothérapie,
  • acidose (organisme trop acide),
  • d’exercices intenses, brûlures étendues,
  • d’une insuffisance rénale importante,
  • certains diurétiques,
  • le diabète insulino-dépendant mal équilibré,
  • et même lorsque le garrot de la prise de sang reste serré trop longtemps.

Signification d’une baisse (ou hypokaliémie) : inférieur à 3,5 mEq/l

On observe une baisse du potassium lors

  • d’apports insuffisants,
  • de pertes digestives (diarrhées, vomissements),
  • de traitement par corticoïdes et diurétiques,
  • alcalose (baisse d’acidité trop importante),
  • d’une hyperglycémie.

Les risques sont liés à des troubles du rythme cardiaque. Nous pouvons retrouver des picotements des doigts, des douleurs musculaires, de la fatigue, une soif anormale, des nausées et une constipation, une irritabilité (important chez la personne âgée).

Modalité de l’examen

Aucune condition particulière n’est requise. La prise de sang s’effectue au pli du coude.

Auteur(s): Anne-Marie Muja et Dr Antoine Demonceaux - Mise à jour vendredi 02 février 2018