Un jardin anti-allergies

Un jardin anti-allergies

Certains pollens, spores ou parfums de fleurs sont susceptibles de provoquer des réactions cutanées ou respiratoires.

 

Même si vous êtes prédisposé aux allergies, ne vous privez pas pour autant du plaisir de jardiner.

 

Quelles plantes choisir ?

 

Rhinite, conjonctivite, asthme ou réactions cutanées… certaines plantes peuvent être sources d’allergies. « La plupart des plantes allergisantes (graminées, ambroisie, cyprès, bouleau...) sont anémophiles. Cela signifie que leurs pollens, produits en grande quantité, sont transportés par le vent ce qui va déclencher des symptômes chez les allergiques, explique le Dr Ruth Navarro, allergologue. Les fleurs avec des pollens allergisants, anémophiles, sont en général discrètes et ternes et les plantes à chatons (hêtre, saule...) sont les plus dangereuses ». Alors, optez sans hésiter pour des plantes entomophiles (80 % des espèces) dont les pollens, plus gros, sont transportés par les insectes : genêt, acacia, gueules de loups, digitales… On les reconnaît grâce à leurs fleurs très développées, colorées et odorantes qui attirent les insectes. Autre bonne idée : les plantes à fleurs doubles (orchidées, géraniums, narcisses, freesias, roses…), issues de manipulations, qui ne contiennent pas d’étamines donc pas de pollens.

 

Côté décoration

 

Préférez les dalles de pierre et les terrasses (à l’abri du vent) au gazon, véritable piège à pollens, à spores de champignons et à poussières soulevés à chaque tonte. Le jardin à la japonaise, un mélange de roches, de gravier, de sable, de plantes de terre (azalées, rhododendrons, camélias…) ou d’eau (nymphéas , nénuphars, lotus, jacinthes…) limite les risques d’allergies. Protégez-vous par des clôtures en bois et des murets de pierres, agrémentés de plantes de rocaille, de mousses et de fougères plutôt que par des haies. « C’est la multiplication d’une plante qui augmente son pouvoir allergisant. Il faut faire des haies diversifiées », conseille le Dr Navarro.

 

Question d’entretien

 

Outre la diversification des essences, un entretien régulier permet de diminuer les émissions de pollens. Taillez vos haies, arrachez les mauvaises herbes avant la floraison et tondez court votre gazon (une fois par semaine) avant qu’il ne monte en graines. Enfin, choisissez une tenue couvrante exclusivement réservée au jardin et que vous laverez souvent. Évitez la laine qui retient les pollens sans oublier de laver vos cheveux le jour même. À vos sécateurs !

 

Sources

 

- Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA)
www.pollens.fr

Auteur(s): Anne-Sophie PREVOST, journaliste - Mise à jour lundi 14 août 2017

Voir aussi

Guide à télécharger : «Végétation en ville »