Avoir une piscine chez soi, le rêve devient réalité pour de plus en plus de familles. Pour qu’aucun nuage ne vienne assombrir la joie de la baignade, des précautions s’imposent en présence de jeunes enfants. Elles passent par le respect de normes mais aussi par des consignes de sécurité
C’est un véritable engouement. La France comptait 928 000 piscines familiales en 2003 et 1 600 000 en 2011, ce qui en fait le deuxième pays le plus équipé après les États-Unis. Heureusement, le nombre d’accidents n’a pas suivi la même augmentation. Mais un point d’eau représente toujours un risque de noyade, en particulier pour les jeunes enfants qui ne savent pas nager.
Pour réduire le nombre d’accidents, une réglementation a été adoptée. Toutes les piscines privées enterrées, neuves ou pas, doivent être équipées d’un dispositif de sécurité normalisé. Les systèmes sont de quatre types : couverture du bassin, abri de piscine, barrière, alarme sonore.
Mais ces obligations ont leurs limites. D’une part, elles ne s’appliquent pas aux piscines posées sur le sol. D’autre part, on a pu recenser en 2009 que plus de la moitié des piscines enterrées où avait eu lieu un accident possédaient pourtant un dispositif de sécurité déclaré. Reste que l’efficacité de ces dispositifs est aussi liée au fait qu’ils soient activés. Or, par principe, ceux-ci sont désactivés lorsque l’enfant se baigne et n’apportent dans ce cas aucune protection (rappelons que la majorité des noyades ont lieu pendant la baignade).
Aucun dispositif ne remplace donc la nécessité de la surveillance rapprochée des enfants par un adulte.
La première règle est de ne jamais laisser un enfant tout seul au bord de la piscine ou dans l’eau et de toujours garder un œil sur lui. Or, dans un environnement familier, on peut avoir un sentiment de fausse sécurité.
D’autres mesures peuvent éviter le drame :
Si malgré tout l’accident survient :
Fédération des professionnels de la piscine. www.propiscines.fr
Enquêtes Noyades 2009 et 2012 - InVS (Institut national de veille sanitaire). www.invs.sante.fr
Auteur(s): Catherine Viot